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Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 15:04

 

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La nature a horreur du vide et la politique a la fâcheuse habitude de ressusciter ses fils. Du fond de leurs cercueils enveloppés dans leurs erreurs, leurs déclarations inopportunes et leurs actes mortels, la politique est capable de les y sortir, de leurs donner une nouvelle vie après un passage dans l'océan de l'oubli et de l'errance. Idrissa Seck fait parti de ses hommes politiques que son propre clan et son propre mentor ont tenté d'assassiner. Un séjour forcé à rebeuss, une chandelle d'accusations gratuites, des tentatives répétées pour décréditer l'homme, l'appareil étatique a usé et parfois abusé de tous ce qu'il avait sous la main pour lui porter enfin le coup fatal.

C'était sans compter la magie de la politique. L'opinion dans son intégralité en a voulu à Idrissa après sa visite au palais à la veille des élections présidentielles de 2007. Malgré cet acte qui est d'une gravité extrême et qui est une erreur politique monumentale, il a surclassé tous les leaders de l'opposition avec un score historique de 510 000 voix. Rappelons que pendant 26 ans de lutte électorale le meilleur score de Wade à une présidentielle est de 526 000 voix.

Tout cela pour dire que le peuple n'a jamais réussi à le sanctionner quelque soit la gravité de ses actes, de ses erreurs et son arrogance qui est son principal défaut.

Faudrait-il voir dans cela un quelconque signe du destin, je dis non. J'entends déjà vos doutes, chers lecteurs. Ma réponse est simple, regardez la classe politique.

Je suis désolé mais Abdoulaye Wade n'a pas une opposition à sa dimension. S'il se permet de faire et de défaire la vie politique du Sénégal depuis dix ans, c'est qu'il est le seul maître à bord.

Ce n'est pas parce que le peuple n'a pas sanctionné Idy, lion de là, s'il n'était pas allé voir Wade, il avait toutes les chances pour gagner l'élection. Le peuple a fait de son mieux. C'est l'opposition qui n'a pas fait son job.

 

L'opposition est molle, inactive et trop éloignée des vrais sujets. Pendant dix ans ils n'ont jamais réussi à porter un combat. Il faut qu'ils sachent une chose, nos compatriotes se moquent éperdument des réformes électorales ou de l'audit du fichier. Je suis désolé mais ces sujets n'intéressent que le monde peu nombreux des intellectuels. À vrai dire ce n'est pas que ça ne les intéresse pas mais ils n'y comprennent rien. Il faut accepter que l'indigence populaire porte atteinte à la vie de notre démocratie. C'est un facteur important qu'il faut intégrer dans nos analyses et nos réflexions. Au lieu de déployer leur force et perdre leur temps dans des logiques trop complexes et des discussions qui ne servent à rien, ils feraient mieux de porter des combats.

Idrissa est revenu au devant de la scène politique en portant l'irrecevabilité de la candidature de son mentor à la prochaine présidentielle. Il a su trouver des mots très simples sans trop rentrer dans les détails techniques pour faire passer son message à la population. Dieu sait qu'il ne fut pas la première personne à le dire loin de là. L'opposition aurait pu en faire son cheval de bataille, son unique préoccupation. Elle aurait du refuser toute procédure d'audit du fichier électoral tant que cette question n'est pas réglée et que Wade reconnaisse de façon définitive sa non participation à l'élection de 2012. Il est hors de question qu'il torpille la constitution ou qu'il torde la main aux membres du conseil constitutionnel. Comme Landing SAVANE, il faut reconnaitre que Idy a fait preuve d'opportunisme et d'un courage certain en posant ce débat. C'est peut être ce côté rebelle qui plaît à Abdoulaye Wade.

 

Wade au fond de lui doit en vouloir à ses thuriféraires et c'est pourquoi 'il a déclaré hier lors du CD du PDS que l'enfant terrible de la famille libérale ne sera jamais exclu du parti de son vivant. Eux non plus n'ont jamais réussi à combler le vide provoqué par le départ du maire de Thiés jusqu'à son retour au bercail. Les insultes ne tuent pas un adversaire politique. Elles ne font qu'appauvrir un débat. Leur unique réponse aux argument de Idy, ce sont les insultes de Farba et les menaces de Habib Sy. On ne fait pas de la politique avec des louanges car la réalité finit toujours par nous rappeler à l'ordre.

Je suis désolé mais il est le meilleur d'entre eux. Il a réussi son retour. On lui demandait de faire face à Wade en 2007 et d'arrêter sa partie de cache-cache, il est entrain de le faire pour 2012. On lui a longtemps reprocher son silence et son mépris envers ses militants, il communique désormais avec eux et prend le soin d'expliquer très clairement tout ce qu'il entreprend. On a beau avoir de la haine pour cette personne et je dois avouer qu'il n'aspire pas confiance, je ne voterai pas pour lui en 2012 mais au fond de moi une voix secrète et c'est peut être celle de la politique me dit qu'il pourrait bel et bien devenir le quatrième président du Sénégal. Le hasard n'existe pas et l'histoire ne se trompe pas, elle ne se répète pas elle bégaie. Celui qu'on déclarait mort il y a deux ans vient de renaître et il faudra compter avec lui. Salut l'artiste et à l'opposition je leur dirai, salut les autistes.

Par diome serigne
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Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 15:54

 

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La jeunesse sénégalaise vous parle, elle vous exprime ses peurs, son inquiétude et son désespoir, écoutez la. À travers sa voix juvénile, c'est l'avenir de tout un peuple qui vous est exposé. Cette jeunesse innocente et désemparée tire dans son fort intérieur les forces nécessaires pour exprimer son besoin de confier le pouvoir, le destin de notre pays à un homme qui réhabilitera ses valeurs morales. Un homme qui arrêtera de lui promettre le travail sans aucune formation, de la richesse et de l'aisance gratuites. L'art de la politique c'est de faire des promesses et de ne surtout pas les tenir. Facile comme métier me diriez vous. Mais ça c'est la politique des lâches mais pas celle des grands hommes de l'histoire. La vraie politique consiste à rendre possible ce qui à première vue paraît impossible. Cette jeunesse est consciente des dérives du régime libéral. Car cette jeunesse est le fruit de l'histoire de ce pays. Jamais nous n'avons pensé qu'un jour sur cette terre de gloire et de tradition républicaine, qu'un homme puisse penser organiser sa propre succession, pire mettre son propre fils au pouvoir.

Tous les grands hommes de l'histoire se sont réalisés dans un contexte historique difficile. Ils ont pris en mains les destinées de leur peuple dans des moments cruciaux. Pour changer ce pays, nous ne vous demandons pas d'être au dessus du peuple mais d'être avec celui-ci.

Les sénégalais se sont réunis pour faire du Sénégal une république et non une monarchie. La colonisation a tué la royauté et le peuple a chassé la colonisation.

Certes l'histoire ne nous a pas épargné, des siècles de colonisation et de traite nègriére ont sans doute mis à genoux notre continent. Seulement force est de reconnaître que les dérives et le laxisme de nos dirigeants depuis un demi-siècle justifie pleinement notre situation de détresse actuelle.

Le passé peut justifier le présent mais absolument pas le futur. Aujourd'hui est la naissance de demain.

Si cette jeunesse veut vous confier l'avenir de ce pays c'est qu'elle attend autre choses que ce que vous avez montré depuis toujours. Elle ne vous demande pas la lune, elle veut juste qu'on la sorte des banalités de la vie quotidienne, du chômage chronique, de ce sentiment de désespoir. Elle veut encore avoir droit de croire en l'avenir. De penser qu'une autre vie est possible, qu'un autre Sénégal est possible. Cette jeunesse vous écrit parce qu'elle veut continuer de penser que dix ans de traversée du désert depuis 2000 vous ont appris à concevoir et apprécier la réalité différemment.

Les pays africains ne sont à mon avis victimes de rien du tout, sinon de leurs propres élites. Ce qui nous fait défaut depuis toujours ce sont des dirigeants qui gouvernent pour le peuple et non pour leur clan.

Mamadou Dia disait au lendemain des indépendances à l'occasion d'un meeting à kaolack que nous étions une jeune nation au travail. Force est de reconnaître que nous n'avons jamais été au travail. Tous les hommes valeureux qui ont voulu changer ce pays et le mettre au travail n'ont jamais eu les moyens d'atteindre leurs objectifs.

Certains ont été combattu, emprisonné voir même parfois physiquement éliminé. D'autres sous le régime libéral ont été asphyxié financièrement, ils ont tous vu leur empire s'écrouler devant leurs yeux. Ce sont les hommes ordinaires qui font l'histoire. Ce sont aussi les gestes anodins qui font aussi les grandes aventures.

Il est temps que ce pays sorte des griffes du régime libéral. Il est temps que nous nous mobilisions, mais il est surtout tant que ce pays confie son destin à une personne qui le remettra sur le chemin du succès et de l'histoire.

On nous parle depuis dix ans de programme de croissance accélérée, des objectifs du millénaire. Seulement ceux qui nous parlent de tous ces concepts économiques sont ceux qui ont réduit à néant les valeurs de notre chère nation. Ce sont ces mêmes personnes qui ont fait de la corruption et du vandalisme d'état le quotidien de notre pays. Ce sont ces mêmes personnes qui ont saccagé les fondements de notre société. Ces mêmes personnes qui pensent que pour réussir dans ce pays, il faut chanter les louanges du chef et de sa famille. Ces mêmes personnes qui ont fait de la médiocrité la principale qualité de ceux qui nous dirigent actuellement.

Si la nature a porté son choix sur vous, c'est que vous avez l'obligation d'être à la hauteur. Vous ne pouvez pas dire que les sénégalais ne prendront pas leurs responsabilités. Ils n'ont plus rien à prouver. Si vous êtes à la hauteur sur le plan des propositions et des idées. Si vous mettez au placard vos querelles de position et vos ambitions personnelles, le peuple vous portera sur ses deux jambes et vous conduira jusqu'au palais.

Si Wade est réélu en 2012, sachez que vous aurez lamentablement perdu une élection largement gagnable. C'est à vous de jouer!!!!!!!!!!!!!!

SD

Par diome serigne
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Samedi 24 juillet 2010 6 24 /07 /Juil /2010 15:16

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L'Afrique est rentrée dans le nouveau millénaire avec un arsenal de défis à relever. Force est de reconnaître, sans verser dans l’afro pessimisme que la tâc he est loin d’être facile. Cependant avec un taux de croissance annuel de 5%, deux fois celui de l’Europe, on pourrait croire que la machine de la croissance économique était lancée et que l’on avait les ressources nécessaires pour la soutenir.

Seulement ce très bon chiffre crée de nouveaux besoins énergétiques de plus en plus importants et surtout change considérablement les modes de consommation des populations.

Les chiffres concernant l’énergie et plus précisément l ’électrification ne sont pas aussi séduisants que celui de la croissance. Malgré ses 16% de la population mondiale, l’Afrique enregistre le plus faible taux de consommation électrique à peine 3%. Le taux d’électrification dépasse rarement 40% et il est de 23% en zone rurale. Pour soutenir cette croissance, il est impératif que le continent assure sa sécurité énergétique. Il faut inventer un nouveau modèle ingénieux qui sera essentiellement basé sur les seules ressources africaines.

Face à la nouvelle crise énergétique qui secoue profondément le continent aujourd’hui, se pose de plus en plus la diversification de nos outils de production d’électricité mais aussi la réduction de notre dépendance aux énergies fossiles. L’énergie solaire peut être une réponse efficace et d’avenir à cette crise.

Chaque jour, la terre reçoit du soleil une quantité d’énergie 10.000 fois supérieure aux besoins

énergétiques annuels de l’humanité. Pendant longtemps les idées reçues ont pesé sur le développement de cette filière. On a prétendu que c’était une énergie difficilement exploitable, que son coût la rendait inaccessible et son caractère intermittent faisait qu’elle n’inspirait aucune sécurité. Depuis du chemin a été fait, d’énormes avancées technologiques ont été accomplies et on s’aperçoit aujourd’hui de plus en plus qu’elle incarne l’avenir.

Elle regorge un immense potentiel en termes d’emplois, de croissance durable et de progrès social. Le continent africain a raté la résolution industrielle, la révolution informatique, je pense qu’il nous ait interdit de passer à côté de la révolution solaire.

C’est quand même paradoxal, les pays occidentaux comme la France par exemple qui ont une sécurité énergétique acquise en bonne partie grâce à l’énergie nucléaire tentent tant bien que mal à combler leur retard vis-à-vis des autres pays européens comme l’Allemagne et que au même moment l’Afrique continue de déployer ses forces dans un combat perdu d’avance à savoir l’énergie fossile.

L’Afrique doit être au coeur de ce nouveau marché mondial. Elle doit s’approprier les énergies renouvelables gage d’une croissance économique durable et propre.

Il faut maintenant un capital investissement et un capital humain pour porter ce projet.

 

SD

Par diome serigne
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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 16:26

senelec.gif Ce ne sont pas les coupures intempestives de ces derniers jours qui me révoltent, absolument pas.

Je m'y attendais. La production de la Senelec est largement en dessous des besoins des populations surtout en période de grandes consommations.

Qu'il ait des délestages parce que le gouvernement n'a pas défini une politique énergétique crédible, ce n'est le problème de Seydina KANE, c'est celui de WADE et de son gouvernement.

Seulement dans le dernier feuilleton de la saga la Senelec et les coupures, c'est l'amateurisme et la gestion laxiste des dirigeants qui sont mises en cause.

 

C'est la procédure d'achat de combustible qui doit être revue de A à Z. En effet, dans un rapport d'audits publié, on apprenait qu'il n'y avait aucune procédure écrite sur l'achat de combustibles. Dans ce rapport le directeur de la production tentait tant bien que mal d'expliquer que toutes les dispositions étaient prises pour remédier à ce dysfonctionnement. Aujourd'hui, on s'aperçoit que malgré la sonnette d'alarmes tirée par les rédacteurs du rapport aucune décision n'a été prise. Décidément dans cette boîte les vielles habitudes sont indétrônables. Pire on apprenait toujours dans ce rapport que lors des achats de combustibles, seule une note était rédigée par la direction de production en fonction de la gestion des stocks et signée par la direction générale, ce document avait la valeur d'un bon de commande. Le reste de la transaction était gérée par les banques de la Senelec et du fournisseur. C'est pourquoi Seydina KANE a aujourd'hui toutes les peines du monde à prendre des sanctions contres les principaux responsables car si une tête devait tomber ce serait sans doute la sienne.

 

La Senelec est une méga structure qui gère toute la production, le transport, la distribution et la commercialisation de l'électricité, vous conviendrez avec moi qu'il y a un problème. Il faut segmenter les trois branches de l'électricité afin d'apporter plus de transparence et une meilleure gestion.

On note aussi dans cette histoire que toutes les étapes de test et de contrôle ont été bafouées.

Ceci ne surprend personne car ces règles de contrôle n'ont jamais existé. Les méthodes et les conditions de réception des combustibles doivent aussi être soulignées. Il n'existe aucun contrôle systématique fiable tant sur la qualité que sur la quantité des combustibles réceptionnés dans les centrales, sauf à Bel Air. Seul 10% des livraisons à la centrale de Cap des Biches est mesuré. Apparemment les seules mesures qui sont opérées sont effectuées avec les instruments de mesure du fournisseur : la Société Dakaroise d’Entreposage. Or, le fuel doit être mesuré à trois niveaux et faire par la suite l’objet de calculs complexes et que tout compteur doit être étalonné tous les six mois et une cuve tous les 10ans.

De même, pour ce qui concerne la qualité il n’existerait pas de laboratoire de mesure à Cap des Biches. On se baserait sur le certificat de qualité du fournisseur. Il y aurait eu un contrat avec une société de contrôle mais, selon les informations reçues, cette prestation serait arrêtée. Or, il y a deux bonnes raisons pour tester la qualité :

- La présence fréquente d’eau et de sédiments dans le fuel ;

- Le phénomène « du fond des cuves » pourrait, du fait du niveau faible des disponibilités, être fréquent avec pour conséquence un combustible qui peut détériorer les machines de la centrale comme c'est apparemment le cas aujourd'hui. Il se pourrait même que le fuel que nous avons reçu soit de bonne qualité et qu'il a été tout simplement mal géré.

 

Il faut maintenant revenir à une gestion plus sérieuse de cette société qui est le moteur du développement économique de ce pays. Parallèlement l'État doit définir un nouveau programme énergétique qui va diversifier les modes de production et changer complétement la gestion de la Senelec.

Par diome serigne
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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 19:51

 

 

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Ce que Wade vient de faire est tout simplement indigne d'un chef d'état. Vraiment le Sénégal est tombé bien bas, qui l'aurait cru? On y formule des accusations gratuites et du jour au lendemain, on fait comme si elles n'avaient jamais excité. Combien de fois le président devant la nation toute entière a affirmé qu'il avait à sa possession des preuves du financement de la TFM par des fonds extérieurs dont le but était de déstabiliser son régime. L'énergie avec laquelle ce vieil homme s'exprimait sur ce sujet et sa constance dans ses accusations avaient fini par semer le doute dans mon esprit. Je savais que la parole de Wade ne valait rien du tout mais parfois j'avais l'impression de lire et de voir une certaine sincérité dans son verbe et dans son regard. Alors qu'il n'en était rien. Youssou Ndour a réaffirmé hier sur les ondes de la RFM que Wade ne savait même pas que le dossier était en cours depuis 2008, c'est vraiment scandaleux. La parole du sénégalais de la rue vaut mieux aujourd'hui que la parole présidentielle. On peut faire des promesses et ne pas les tenir car c'est ça aussi faire de la politique, mais mentir devant l'opinion de cette manière il faut s'appeler Abdoulaye Wade pour oser le faire. Cet homme a fait du mensonge sa vie et de sa vie un mensonge. Réussir des volte face aussi spectaculaire, il faut commencer à mentir à l'âge de deux ans pour en avoir la capacité. Plus rien ne me surprendra de cet homme, vraiment rien. Comme tous les sénégalais, je n'ai plus que mes yeux pour pleurer. Il faut vite fermer cette parenthèse de notre histoire, elle commence à bien durer. Cet homme ne doit plus continuer à diriger ce pays. Il pense qu'avec cette autorisation d'émettre de la TFM, il va calmer la colère du peuple et casser la dynamique du front citoyen. Mais il se trompe, cette décision ne nous fera pas oublier les 20 milliards de Sudatel encore moins cette histoire de blanchissement d'argent qui sent vraiment vraiment mauvais et qui salit encore une fois l'image de notre pays. Je commence à me lasser comme tout le monde de citer l'interminable liste de scandales qui caractérisent le quotidien de ce régime. Je veux juste qu'on en finisse avec cette bande d'énergumènes. La TFM et après, les sénégalais ne vivront pas de chants et de danse ou de lutte. Le peuple veut qu'on régle ses problèmes et non celui de YOUSSOU NDOUR. J'ai une profonde admiration et un énorme respect pour cet homme mais ce n'est pas avec une télévision, surtout culturelle, qu'on va bâtir la démocratie et la bonne gouvernance. La presse peut jouer un contre pouvoir à condition qu'elle soit une presse engagée. De la musique et de la danse à longueur de journées, tout ce que vous allez réussir à faire c'est nous casser les oreilles à un moment donné. Je pense qu'on s'est tous trompé d'avoir pensé que YOUSSOU avait rejoint le combat. A notre grande déception, son combat c'était sa télé, nous avions le même ennemi certes, seulement Youssou voulait lui arracher une signature et nous voulons l'arracher du pouvoir.

SD

Par diome serigne
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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 19:27

sg_flag.gif Ce n'est parce qu'ils nous prenaient pour une race inférieure que les occidentaux nous ont colonisé, absolument pas. Ils nous ont vaincu d'abord, nous ont dominé ensuite et ont fini par nous exploité.

Les occidentaux n'ont fait qu'appliquer cette pensée séculaire grecque qui consistait à avilir tous les peuples vaincus. Tant qu'il y en aura sur cette terre, le racisme aura de beaux jours devant lui.

C'est le courage et la dignité des peuples qui peuvent tuer le racisme. C'est une question sociale et économique, cela n'a rien à voir avec la biologie. Il n'existe qu'une seule espèce, qu'une seule race, qu'un seul peuple, c'est l'espèce humaine.

De façon générale, pour tuer la domination, pour faire naître une humanité constituée de peuples debout, il suffit tout simplement de rayer les inégalités sociales et économiques sur cette terre.

De mémoire de sénégalais les temps n'ont jamais été aussi durs. Jamais un homme, n'avait osé faire subir à ce peuple, l'enfer dans lequel il vit en ce moment. Vous savez chers lecteurs, je me demande chaque jour comment cet homme a fait pour vaincre ce peuple.

Comment il a fait pour tuer le passé glorieux qui sommeille en nous. Comment il fait pour faire de nous les esclaves que nos ancêtres ont été. Comment il a fait pour oser vouloir tuer la république et faire germer sur cette terre la monarchie.

L'argent ou le pouvoir est passé par là me diront certains mais cela ne peut en aucun cas tout expliquer.

Si Abdoulaye Wade a réussi, c'est que forcément des gens parmi nous ont exécuté ses pensées, son vouloir. Des gens qui dormaient dans la masse sociale et qui n'ont jamais intégré les valeurs de ce peuple. Des gens qui ont trahi ce peuple. Mais la nature fait bien les choses, tout un peuple ne peut être vaincu. Ce peuple a fait face à De Gaulle et aux colonisateurs. Ce peuple a existé avant lui et existera après lui. Il lui est antérieur et lui sera postérieur.

On peut renoncer à un droit mais on ne peut pas renoncer à un devoir. Nous ne pouvons pas regarder ce pays tomber dans les profondeurs de la monarchie et de la dictature. Il est de notre devoir d'user et même d'abuser de tous les moyens nécessaires pour empêcher que cette situation ne perdure. Beaucoup de voix se sont déjà levées pour lancer la riposte et se jeter dans le combat.

La polyphonie n'est pas la cacophonie. Toutes ces voix discordantes montrent aujourd'hui la richesse et la diversité de ce peuple. Dans chaque catégorie sociale, dans chaque coin de ce pays, il y aura toujours des gens qui puiseront au plus profond de leur être, le courage et la pugnacité pour défier le dictateur de Kebemer. Chaque citoyen doit être un résistant car il faut protéger la nation. Le combat n'appartient plus aux partis politiques, il appartient au peuple. Ce n'est pas l'opposition que Wade veut tuer, mais l'homme sénégalais. Certains dénoncent la multiplicité des mouvements sociaux de la résistance, moi je les cautionne et j'applaudis des deux mains.

Tous ces mouvements doivent marcher de pairs et frapper ensemble. Je veux dire à Youssou Ndour, Bara Tall et Serigne Mansour Sy Djamil que dans les annales de l'histoire, ce peuple marquera et célèbrera à jamais leur courage et la force de leurs pensées.

De toute l'histoire politique de notre pays, jamais la situation n'a été aussi préoccupante. Mais il faut noter également que jamais la résistance n'a été aussi violente et diversifiée pour faire face à la menace.

Il ne nous reste qu'une chose si nous ne voulons pas devenir des esclaves, c'est résister.

Par diome serigne
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 22:17

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 Nous n’échappons pas à cette race de jeunes intellectuels qui ont tendance à faire et à refaire l’actualité voir le monde dans leurs petites chambres universitaires. Seulement mes amis et moi formons une bande un peu spéciale. Nous sommes les débatteurs du week-end. En effet, nous débattons sur tout, nous avons une culture générale très large pour ne pas dire trop large. Nous balayons la politique avant de renverser et de dépouiller l’économie sans oublier de passer à tabac la société sénégalaise. En plus le week-end dernier, nous nous sommes mis à la culture. Il ne restait évidemment que ça. Ah non j’ai oublié le football et la lutte, vous voyez c’est un lapsus très révélateur des opinions que j’ai sur ces deux sujets. On en reparlera très prochainement.
Mais avant de vous raconter dans ces colonnes notre débat culturel de la semaine dernière et de défendre à nouveau ma position républicaine, je vais vous présenter les différents membres de la bande. Il y a d’abord, l’économiste et mathématicien Ciss. C’est un véritable politicien. Je pense qu’il est dans une position très inconfortable au sein de la bande. En effet c’est le seul socialiste convaincu du groupe et fervent défenseur de Tanor Dieng. Mais je n’en suis pas aussi sur que ça. Car Arona n’est pas politiquement fiable. Il peut retourner sa veste à n’importe quel moment. Contrairement à Ciss, il a la politique dans l’âme. C’est un ancien rewmiste qui se réclame maintenant progressiste. Vous avez aussi As, c’est le sociologue de la bande. Très pertinent dans ses argumentations, seulement, il crache et tire sur tout ce qui bouge. C’est le tonton flingueur du groupe. Ensuite il y a Seck, pour lui je vais vous donner un conseil. Avant de débattre avec lui, soyez sûr que vous avez de nombreux arguments car il n’abdique jamais. Jusqu’à la dernière minute du débat il trouvera toujours quelque chose pour vous apporter la contradiction. Et enfin, Mbagnick, lui c’est le sérère de la bande, fervent défenseur du patrimoine culturel de notre pays. Il est très cultivé et souvent très pertinent aussi, seulement j’ai du mal à cerner ses points de vues parfois. Et bien, vous avez tous les éléments de la bande, parlons maintenant de notre débat du week-end dernier. On parlait de culture et plus précisément des facettes négatives de notre patrimoine culturel. J’ai oublié de vous dire que moi j’étais le républicain de la bande. C’est sur cet aspect que je me suis fait attaqué par certains membres. Les partisans de la pensée unique. Je pense qu’il ya des aspects de notre patrimoine culturel que nous devons revoir, voir même condamner et supprimer. Je ne demande pas une table rase, je veux juste que nous acceptions que certaines pratiques appartiennent au passé et qu’il faut les bannir. Je suis moi aussi un sérère et je le revendique haut et fort mais il ya des pratiques que je ne cautionne pas. Je respecte la culture Diola aussi mais je ne peux pas comprendre certains comportements moyenâgeux.
 Et avant de finir, je veux dire à Ciss, que sans la république, il n’y a point de démocratie. Je préfère alors croire en la république, aux valeurs de la république et construire ensuite la démocratie. La république est le berceau de la démocratie.
SD
Par diome serigne
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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /Fév /2010 16:12

 

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Décidemment celle là tire sur tout ce qui bouge. Depuis 2007, elle ne ménage plus le régime. Nouvelle icône de l’alliance des forces de progrès, cette mère de famille de 4 enfants, documentaliste de formation et diplômée en sciences de l’information et de la communication,  a su redonner de la voix à son parti laminé pendant les dernières élections présidentielles. Proche du peuple, de la pensée populaire, la native de Thiès a réussi à se faire une place dans l’échiquier de l’alliance des forces de progrès mais surtout dans le paysage politique machiste et masculin sénégalais. Comme elle aime à le répéter souvent, c’est en donnant aux  femmes la place qui leur revient dans les partis politiques, qu’on arrive à faire de même dans l’appareil étatique.  

Un visage mangé par un tout petit nez pointu et des yeux profonds qui laissent une place à un front lisse et bien présent, la porte parole de l’AFP, dégage une sérénité et une tranquillité qui laisse percevoir une femme bien dans son corps et dans son esprit.

Hélène n’est pas du genre à se plaindre sur son sort. Engagée, déterminée elle n’a pas hésité à abandonner ses responsabilités au sein de la coopération canadienne pour se lancer dans l’arène politique.  Elle a donc fait le grand saut par conviction et dans l’intention d’apporter sa pierre pour bâtir l’édifice nationale.

Elle a un franc parlé, une argumentation qui laisse paraître un engagement profond et sincère pour des valeurs qu’elle n’est pas prête de ranger au placard. Elle tire cet engagement de son passé, de son enfance, des épreuves qu’elle a traversées tout au long de sa vie.

En effet, fille d’agriculteur, elle était destinée à l’accomplissement des obligations ménagères et conjugales et à élever ses enfants. Ses parents la confièrent à son oncle à l’âge de 8 ans qui était un fonctionnaire à Kaolack. Ce voyage dans le Saloum changea le court de sa vire. Elle escalada les marches de la réussite avec courage et ténacité, traversa les portes du collège et du lycée avant de poser ses valises à l’Ecole des bibliothécaires, archivistes et documentalistes de Dakar (Ebad).

Elle a redonné beaucoup de vivacité et de dynamisme à l’AFP et à l’opposition sénégalaise. Toujours au premier plan prête à commenter l’actualité et les dérives du régime libéral. Elle a plus que combler le vide laissé par son ancien camarade de parti et aujourd’hui pourfendeur de Wade, Abdoulaye Babou. C’est toujours bon de remettre du sang neuf dans les partis politiques. Ce qui n’est pas souvent le cas au Sénégal. Elle est le symbole de la nouvelle classe politique, de la nouvelle génération. Niasse a évidemment du souci à se faire, comme Tanor aussi avec Aïssata Tall Sall. Ces deux femmes constituent à elles seules les nouvelles Tata flingueuses de la politique. Les gars, vous avez du souci à vous faire !!!!!!!!!!!!!!!!

 

Par diome serigne
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 17:40


Le monde est épharé en voyant l'œuvre de Wade. Ce qui fait mal avec cet homme, c'est qu'on a l'impression de nager à contre courant de l'histoire. Il est entrain de nous replonger dans les années noires de la dictature africaine et de l'ivresse du pouvoir exprimée jusqu'à son paroxysme.

Ce n'est pas seulement de la reculade de quelques années, mais de plusieurs siècles. Cet homme se veut éternel, il veut laisser son nom à l'histoire et temps-pi si le peuple va en pâtir. Il ne reculera devant rien. Sa mégalomanie est plus importante que son patriotisme. Il n'en fait qu'à sa tête. Tout ce qui l'intéresse c'est sa personne et uniquement. Sinon comment pouvez vous expliquer qu'à quatre vingt dix ans on veuille continuer à avilir un peuple à piller ses ressources et à ne cesser de violer chaque jour ses institutions et sa constitution. Vous savez chers lecteurs cet homme se croit au dessus de Jean Bedel Bokassa l'empereur du Centreafrique, ce dernier ne lui arrive même pas à la cheville. Au concours des dictateurs de l'histoire il fait mieux que Mobutu et je vous assure qu'il a damé le pion à Chaushesku et Franco. Il ne faut surtout pas le comparer à ses contemporains. Il les dépasse de par son imagination, son génie et par son audace.

Wade est un nostalgique de l'antiquité. C'est exactement l'œuvre de Charés de Lindos qu'il est entrain de reproduire à Dakar. En effet au bout de douze ans de dur travail, Charés édifia à l'entrée du port de Rhodes une gigantesque statue de 32m de long soit 14 de moins que la statue de la liberté de New York . Cette statue en bronze représentait Apollon le Dieu du Soleil. De son bras levé, il tenait un flambeau tandis que son autre bras tenait une lance. On la surnommait le colosse de Rhodes. Vers 225 av J.C un tremblement de terre brisa la statue au niveau de ses genoux. Aujourd'hui il ne reste plus une trace du colosse de Rhodes. Elle fut la sixième merveille du monde .

Comme le colosse de Rhodes, celui de Dakar ne tiendra pas longtemps. Ce n'est pas un tremblement de terra qui fauchera l'œuvre de Wade mais plutôt la colère du peuple.

On rappelle qu'il a fallu 900 chameaux pour déplacer tout le bronze après l'effondrement du colosse de Rhodes Vous pouvez d'ores et déjà commencer à mobiliser toutes les charrettes du pays pour libérer les mamelles de cette œuvre de la honte et qui ne symbolise rien d'autre que la folie humaine. Wade a fait mieux que Charés. Au lieu de 32m, il est allé à 50m. Son fils c'est son flambeau et sa femme, sa lance. Décidément il est plus grand que tout le monde, il est le Dieu de l'Afrique.

Au lieu de faire renaître l'Afrique, le président le plus vieux du monde est entrain de tuer une partie de l'Afrique. Ce n'est pas de la renaissance c'est de la criminalité économique et culturelle.

Par diome serigne
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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 21:17

 

Son émission de mardi dernier avait déjà annoncé la couleur. D'une voix fatiguée et tremblante, il continuait à défendre ses convictions, mais surtout à dénoncer les malversations du régime libéral.

La fatigue a eu finalement le dessus sur le lion de la république. Sa voix est celle des personnes qui se sont tues, des personnes qui n'ont plus de voix, bref la voix du peuple sénégalais. Ses nombreux voyages à l'étranger notamment en France et aux États Unis, ajoutés à ses interminables combats judiciaires ont fini de lui rappeler sa nature humaine. Mon cher ami, vous n'êtes pas une machine. Quelque que soit la noblesse de votre combat, votre apport pour la démocratie sénégalaise, la liberté d'expression et la conscientisation du peuple, vous avez le droit et le devoir de vous reposer.

Car nous avons encore besoin de vous, le combat sera long et vous le savez mieux que quiconque. Plus que jamais c'est le moment de faire face aux libéraux. Vous êtes l'opposant le plus crédible de Wade. Votre combat sur la toile est plus que louable. Malgré la multiplication aujourd'hui des émissions politiques sur les différents sites internet, Deeg Deeg est une marque de fabrique, un label, un style et une argumentation à la fois rationnelle et responsable. Alors permettez moi de dire à cette maladie qui vous a terrassé depuis la semaine dernière de bien vouloir vous laisser tranquille. C'est tout un peuple qui prie pour le rétablissement de leur combattant, de leur héros. Souleymane, revenez nous vite en très bonne santé.

De la part d'un ami, d'un lecteur, d'un auditeur.

Par diome serigne
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