UNE VISION NOUVELLE POUR UN SENEGAL NOUVEAU

C’est dans ce contexte de demande forte que la Chine jette son dévolu sur le continent noir. Seulement, il faudrait rappeler que les relations chino-africaines datent de très longtemps.
En effet, durant l’ère communiste des années 50 à 70, la chine est très présente en Afrique. Elle y commercialise des armes et soutient les régimes de libération des pays idéologiquement amis. Dans les années 80, Pékin commence à développer ses investissements sur le continent, mais il faut attendre 2000 pour assister à un boom des relations sino-africaines. La chine guidée par des impératifs économiques, fait une incursion en règle sur le marché africain.
A l’aube du troisième millénaire, le premier sommet Chine-Afrique est créé, réunissant chefs d’Etats et entrepreneurs pour combattre ensemble l’hégémonie et la domination occidentale et établir un nouvel ordre mondial. Lors du second sommet en 2003, à Addis Abeba, 250 accords d’assistance économique et 20 sur la protection des investissements sont signés, doublant ainsi les échanges entre les deux régions.
En 2004, les exportations de la chine vers l’Afrique augmentent de 30%, et ses importations bondissent de 81%, selon les statistiques
chinoises. En 2005, le volume total des échanges atteint 37 milliards de dollars, 600 entreprises chinoises sont désormais implantées sur le continent noir faisant appel à 78000 expatriés. La
chine impose ses produits manufacturés à bas prix, sa main d’œuvre pour des politiques de grands travaux. C’est vraiment là le revers de la médaille. Quand une entreprise chinoise gagne un marché
en Afrique, cela ne profite guère aux employés locaux. L’essentiel des travaux sont réalisés par des chinois parqués très souvent dans des habitations de fortune et très mal payés. Cela rend la
concurrence difficile et tue même le marché national. De Dakar à Yaoudé en passant par Libreville, Rabat, ou Alger, partout les chinois sont entrain d'envahir le marché économique. L’autre
problème selon certains observateurs des relations sino-africaines, est le fait que la Chine est moins regardante en terme de droits de l’homme et de bonne gouvernance que les pays européens. En
effet, alors que l’Angola est limité dans ses échanges commerciaux par la banque mondiale qui souhaite que le pays affiche plus de transparence sur ses revenus tirés des hydrocarbures, la Chine
met à la disposition de Luanda 2 milliards de dollars sur 17 ans avec un taux d’intérêt privilégié, en échange de 10000 barils par jour ! Autre sujet de discorde entre la communauté
internationale et Pékin : le Soudan. En 2004, face au conseil de sécurité de l’Onu qui menace Khartoum de sanctions sur sa production pétrolière, la Chine brandit une menace de veto et
s’abstient, en septembre, de voter l’embargo sur les armes. Aujourd’hui, 13 des 15 plus importantes sociétés étrangères au Soudan sont chinoises. La chine a réussi aussi à être présente au Kenya
et au Nigéria mais aussi en Afrique du Sud, malgré la forte présence occidentale et leur implantation quasi monôplistique dans ces pays. la Chine veut ainsi couvrir ses arriéres et diminuer sa
dépendance des pays arabes où elle a peu d'influence et ainsi maintenir son niveau de developpement. Il est quand même logique de se demander que gagne notre continent dans cette coopération
nouvelle, à mon avis rien du tout. L’Afrique est une perdante et elle a toujours perdu. Nous n’avons jamais su défendre nos intérêts. Dans cette coopération la balance commerciale africaine
demeure toujours déficitaire. Nous vendons nos matiéres premières à la Chine qui les transforme, en fait des produits finis et revient les vendre en Afrique. Nous sommes et nous avons été des
pourvoyeurs de matières premières, je pense que nous allons le rester pour encore un bon moment. Nous n’avons pas tirés les leçons de notre coopération avec l’occident, nous nous sommes dirigés
vers les chinois par défaut, et voila on est obligé de collaborer avec ces diables selon leurs règles et leurs intérêts. Les thuriféraires de cette coopération disent que cela donne un poids
diplomatique à l’Afrique sur la scène internationale. Mais bon sang ! Nous n’avons pas besoin de la Chine pour nous faire entendre. Notre poids démographique conjugué avec nos richesses
minérales suffisent largement pour changer la donne. Comme les européens, la chine est entrain d’envahir et de piller notre continent, nos dirigeants se la coulent douce comme si de rein
était.
Autant nous ne sommes pas obligés de subir les régles débiles de la banque mondaile, autant la Chine ne doit pas financer les guerres en afrique pour mieux exploiter nos ressources. Les premiers
étatient des voleurs masqués, les derniers des diables sans scrupule.
SD
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